Ralentir pour vivre à plein le moment présent

Imaginez que la période estivale tire à sa fin. Qu’aimeriez-vous pouvoir dire à vos collègues de bureau à votre retour ? Que vos vacances ont été extraordinaires ? Que vous en avez profité pour faire le plein, faire des rencontres intéressantes et surtout, vous être occupé de votre personne, de votre santé et de votre capital énergétique.

La tentation est grande de remplir ses journées d’activités lorsque l’on dispose de temps libres. Que ce soit de s’entraîner pour maintenir la forme, lire pour acquérir de nouvelles connaissances, être à l’affût des nouveautés, se mettre à jour sur le fil de presse ou ranger la maison pour être plus organisé et plus efficace… Êtes-vous doué pour ne rien faire ou comme on dit en italien «  praticare il far niente » ?

J’ai commencé à apprivoiser cette pratique parce qu’à plusieurs reprises, il m’est arrivé de me retrouver avec les batteries complètement à plat lors de mes vacances.  Envahie par un sentiment de lassitude tellement grand, que je regrettais d’avoir dépassé mes limites.

Voici un exercice que je vous recommande de pratiquer, progressivement, les week-ends ou au moment de la période estivale à venir lors de vos moments libres.

  1. Consacrez une période importante à ne rien planifier à l’avance. RIEN du tout. Par exemple, si vous n’avez pas l’habitude de ne rien faire et surtout si vous êtes un hyperactif, considérez une journée à la fois.
  2. Durant cette période, ne prenez aucune décision. Votre cerveau doit être en mode « arrêt ». Ne décidez pas le matin de ce que vous mangerez le midi ou au repas du soir. Retardez cette décision au moment où la faim se fera sentir.  Et le cas échéant, dites-vous ceci: hum j’ai faim… quelle nourriture mon corps a-t-il besoin à l’instant présent ?  Et puis, optez idéalement pour des aliments sains.

L’expérience vous séduit-elle ? Vous est-il difficile de vous imaginer à ne rien faire et à ne pas vous lancer corps et âme dans la réalisation de divers projets? J’ai plus de facilités à vivre dans le moment présent depuis que je fais du yoga régulièrement. Je dois avouer humblement que c’est mon fidèle compagnon, Pablo, un golden retriever décédé il y a 4 ans, à l’âge de 13 ans et 10 mois qui m’a appris à ralentir.

 Les leçons de PABLO  

À un âge avancé, alors qu’il avait perdu du tonus musculaire et s’essoufflait rapidement Pablo m’a fait réaliser combien j’étais impatiente face à  la LENTEUR. Lors d’une promenade matinale, essoufflé à rattraper mon pas et éprouvant de la difficulté à le faire, Pablo s’arrête et me jette un regard inquiet et insistant qui semblait me dire : « mais après quoi coure-t-on?» Contrainte d’adopter son rythme, j’ai aussitôt réalisé l’absurdité de mon geste. Plutôt que de profiter de ce précieux moment en compagnie de mon meilleur ami et de humer le parfum des fleurs en pleine éclosion, j’ai réalisé que j’avais constamment l’esprit plongé dans ma longue liste de tâches à accomplir sans me soucier du moment présent.

À l’été 2011, je rends visite mon neveu à Québec. J’y viens assez souvent pour des motifs professionnels, mais jamais je n’ai le temps de profiter des merveilles de cette ville.  Alors cette fois-ci, je me promets de faire de belles balades sur le bord du fleuve et de flâner sans motifs dans les rues du vieux Québec. Pablo et moi en profitons pleinement. L’air est frais et c’est plus facile pour lui. Dans le quartier St-Roch où habite mon neveu, nous avons eu le plaisir de faire des rencontres inattendues qui m’ont touchée droit au cœur.

Je suis stupéfiée par les gentils témoignages de deux promeneurs. – Quel âge a votre chien? – 12 ½ ans, bientôt 13. – Il est magnifique. Il a l’air gentil. – Merci, en effet il l’est. – Ça paraît qu’il a reçu beaucoup d’amour. Vous êtes chanceuse d’avoir un si merveilleux compagnon. – Il en a donné beaucoup aussi. Il a fait du bénévolat pendant 4 années à Zoothérapie Québec.

Un autre homme se trouve tout près, et vient vers nous.

– Je ne sais pas pourquoi, je dois vous dire ceci madame. J’ai les yeux pleins de larmes, je ne peux retenir mon émotion. Votre chien vivra encore deux belles années. – Merci c’est ce que je nous souhaite. Il a tellement de choses à m’apprendre encore. Ça vous ennuierait de veiller sur lui pour quelques minutes. Vous semblez adorer les chiens. J’allais justement m’acheter un café à la Brûlerie?

Café en main, je sors de la Brûlerie et je me réjouis de voir Pablo installé confortablement aux pieds de ce parfait inconnu, témoignant ainsi une grande confiance à son égard. L’homme arbore un large sourire et Pablo a manifestement l’air enthousiaste de s’être fait un nouvel ami. Quel beau moment de gratitude!

Vivre au moment présent devrait être enseigné à l’école primaire. On pourrait tirer avantage d’une vie plus équilibrée et plus sereine très tôt, surtout de nos jours avec le rythme effréné dans lequel on vit. Les changements rapides de nos organisations, les exigences familiales et personnelles, la pression à performer nous incitent à adopter un mode de vie stressant qui nous éloigne du moment présent. On oublie que RALENTIR est essentiel à l’équilibre et au bien-être psychologique. Sans d’importantes parenthèses pour décrocher, notre esprit et notre corps se retrouvent constamment en mode alerte, sans avoir la possibilité de recharger leur batterie. C’est à la fois épuisant et vidant.

Alors que j’ai passé le cap des 50 ans, je me dis qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre et intégrer cette façon de vivre à ma réalité. J'ai réalisé qu'en cessant de courir, la vie nous apporte ce dont on a le plus besoin. Click To Tweet C’est une sensation extraordinaire que de se sentir plein d’énergie !

Et vous, quelles prises de conscience faites-vous de vos moments de ressourcement ? Que comptez-vous faire cet été pour prendre soin de vous ? Comment comptez-vous intégrer des moments de qualité dans votre vie de manière continue ? Cela vaut certainement la peine de vous arrêter quelques instants pour y réfléchir et saisir ainsi, l’ivresse du moment présent.

PS: Je travaille actuellement sur un nouveau projet de rédaction. Je serai donc moins régulière sur l’envoi de mes prochaines infolettres. 

Carpe Diem!

©Tous droits réservés Ghislaine Labelle

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Et si la peur vous empêchait de réussir…

Ce mois-ci, j’aimerais partager quelques-unes des réflexions soulevées lors de l’événement « Femmes et réussite » du 8 mars dernier auquel j’ai participé. Madame Rose-Marie Charest, psychologue, conférencière et communicatrice hors pair était l’organisatrice de cette journée et nous a partagé ses observations sur la réussite. Elle a aussi concocté un menu des plus intéressants, en invitant des conférencières et femmes d’affaires talentueuses et inspirantes. Une journée mémorable.

Réussir, est-ce important pour vous ? Si oui, sous quelles formes ? Accordez-vous une importance à votre réussite professionnelle, personnelle, familiale et financière ?  Réussir financièrement ce n’est pas réussir SA vie, selon Rose-Marie Charest. Il y a des gens riches qui sont malheureux et des gens pauvres qui respirent le bonheur. Plusieurs sont portés à croire que la réussite n'est pas accessible à tous, et pourtant elle l'est… Click To Tweet

Faire le choix de réussir, c'est possible! Click To Tweet

Jeune adolescente, le désir d’être libre de mes actions et de mes décisions me tenaillait. Quand mes 18 ans ont sonné, je me souviens avoir ressenti un immense sentiment de liberté et une envie folle de réussir les projets de vie que j’entamerais. Enfin, libre de faire MES propres choix. Après un baccalauréat en psychologie, je décide de me réorienter en dessin de mode. Je fais des études et travaille dans l’industrie. Huit années plus tard, je désire revenir à la psychologie et je termine ma maîtrise à 30 ans. Suite à une incursion de quelques années en enseignement, je nourris le rêve de fonder mon cabinet-conseil et de partir mon business. Bien que mon projet soit stimulant, quelque chose me retient de passer à l’action. Pendant des semaines, j’ai fixé le formulaire de demande d’incorporation hésitant à le remplir. Quel est l’obstacle ? Qu’est-ce qui bloque ? Est-ce la peur de ne pas pouvoir subvenir à mes besoins financiers, de ne pas avoir de clients ? Est-ce la crainte de faire une erreur de parcours ? Il est vrai qu’à l’époque, les travailleurs autonomes étaient plutôt rares.

Après avoir envisagé et analysé toutes les peurs possibles reliées à l’échec, aucune réponse ne semblait correspondre à mes questionnements. Puis, au moment le plus inattendu, une explication surgit de plein fouet. Ma plus grande peur était de RÉUSSIR. Eh oui, si je réussissais professionnellement, ce serait un désaveu de mes valeurs familiales. Mes parents m’avaient prédit un avenir prometteur, le même pour mes frères et sœurs : je devais me trouver un mari, avoir des enfants et les élever. De surcroît, si je possédais une maison, c’était la réussite totale! Vous imaginez ! Moi qui rêvais de réalisations professionnelles, de satisfaire mes besoins fondamentaux d’autonomie et d’indépendance.

Les ingrédients de la réussite

Si la réussite revêt une signification propre à chacun et à chacune, peut-on conclure qu’il y a quand même des ingrédients communs au succès ? C’est un peu la question à laquelle les invitées du 8 mars ont tenté de répondre. Voici en bref quelques idées partagées lors de cette journée.

La réussite nécessiterait la confiance en soi, l’estime de soi, la capacité à s’affirmer et à prendre sa place ainsi que la capacité à s’autoréguler. Réussir c’est aussi savoir s’entourer des bonnes personnes, entretenir des relations harmonieuses et satisfaisantes, s’entourer d’une équipe de travail qui vous aidera à vous propulser vers l’avant. C’est avoir un rêve, une mission. C’est aussi s’ouvrir aux autres et adopter une attitude d’inclusion, utiliser les forces de communication de chacun pour générer un plus grand bien-être autour de soi.

En quelques mots et en toute humilité, je vous donne ma petite recette toute simple composée de huit ingrédients. Je souhaite vous inspirer à créer la vôtre.

  1. Des rêves et des passions
  2. Une bonne dose de motivation
  3. Un soupçon de curiosité
  4. Une sensibilité aux autres, au contexte dans lequel on évolue
  5. Une bonne gestion de ses peurs et de ses émotions
  6. Une capacité à faire des choix éclairés
  7. Un équilibre entre réflexion et action
  8. Et le huitième, le plus important: la croyance que vous pouvez réussir, vous aussi!!!

La réussite c’est, selon moi, tout ce qui précède et bien plus encore. Êtes-vous prêt à apprivoiser vos démons, à explorer de nouveaux chemins, à faire de nouvelles découvertes ? Êtes-vous satisfait du parcours que vous avez choisi ? Avez-vous le sentiment d’être heureux ?

Du plus profond de moi, je vous souhaite de vous aventurer sur la voie dictée par l’énergie de votre cœur.

© Ghislaine Labelle, M.Ps., CRHA, CSP (Certified Speaking Professional) et médiatrice accréditée)