Clarifier ses COMMUNICATIONS

Les cinq C de la collaboration


Clarifier ses COMMUNICATIONS

3e article d’une série de cinq 

Le troisième C de la collaboration a trait à la clarté de vos communications.

Communiquer rapidement avec de nombreuses personnes est devenu possible avec les médias sociaux et la panoplie d’outils technologiques mise à notre disposition. Cependant, une question se pose : prenons-nous le temps de communiquer correctement lors de nos nombreux échanges ? Une des erreurs les plus graves en communication est celle de présumer des intentions de son interlocuteur en fonction de l’impact que ses actions ou ses paroles ont sur nous. En commettant cette erreur, nous créons des situations de malentendus où d’importantes difficultés feront entrave à une saine collaboration.

Démystifier quelques concepts-clés

Afin d’éviter de créer des obstacles à une communication efficace, prenez le temps d’intégrer quelques concepts-clés de la communication.

  • Intention : ce que l’on poursuit comme objectif ou comme impact souhaité.
  • Impact : effet produit sur soi ou sur autrui par des paroles, des actions ou par le message exprimé.
  • Interprétation : donner une signification aux mots, au message exprimé, aux actions ou aux éléments perçus en fonction soit de ses valeurs personnelles ou culturelles, du contexte du message, des rôles sociaux, de son état intérieur ou d’autres éléments subjectifs.
  • Attribution : tirer des conclusions au sujet des motifs de son interlocuteur qui le poussent à agir de telle ou telle façon.

Trucs pour accroître votre impact lors de vos COMMUNICATIONS 

Vous éprouvez des difficultés à communiquer avec des gens différents de vous, voici comment vous assurer d’une compréhension commune lors d’un échange avec un collaborateur.

  1. Demander à votre interlocuteur de vous accorder un moment de discussion.
  2. Exprimer votre intention.
  3. Préciser les points essentiels de votre message.
  4. Valider si votre interlocuteur comprend ce que vous venez d’exprimer ou demandez-lui de réagir à vos propos.
  5. Résumer ce que vous avez compris du message de votre collaborateur (résumé, synthèse ou demande de clarification…).
  6. Rediriger l’entretien en tenant compte de ce qui a été exprimé de part et d’autre.
  7. Conclure l’entretien en remerciant la personne pour son écoute et du temps qu’elle vous a accordé pour cet échange.
  8. Convenir des actions ou des suites nécessaires.
clarifier vos intentions permettra d’éclairer votre interlocuteur Click To Tweet

Rappel: Si la communication s’effrite lors d’un échange, réagissez rapidement en prenant soin de préciser vos besoins et vos intentions. Le fait de clarifier vos intentions permettra d’éclairer votre interlocuteur sur les buts que vous poursuivez. Par exemple : « J’ai constaté qu’on a de la difficulté à s’entendre ces derniers jours. J’aimerais comprendre tes besoins et pouvoir partager les miens. Mon intention est de m’assurer que tous les deux nous disposions de conditions favorables à la collaboration ». Ou une autre intention pourrait être celle-ci : « Mon intention est que nous soyons tous les deux à l’aise d’échanger et de poursuivre notre collaboration ».

Puissent ces explications et raffinements ajouter de la limpidité et de l’efficacité dans vos échanges et de surcroît, bonifier la qualité de vos collaborations au quotidien.

Bonne communication !

© Ghislaine Labelle, M.Ps., CRHA, CSP, Distinction Fellow et médiatrice accréditée.

Cultiver l’attitude de CURIOSITÉ

Les cinq C de la collaboration


Cultiver l’attitude de CURIOSITÉ

2e article d’une série de cinq 

Le deuxième C de la collaboration a trait à l’ouverture aux autres. Pour être réceptif aux autres, aux différences, il faut être curieux. Il faut garder allumée, en permanence, notre petite antenne intérieure de la curiosité et jouer à l’explorateur.

En 1995, je complète une certification pour l’utilisation de l’indicateur de types Myers-Briggs, plus connu sous le nom de MBTI. Un véritable coup de cœur que cette formation et quelle révélation! Cela m’a permis de comprendre pourquoi pendant les 35 premières années de ma vie, je me suis sentie si différente de ma famille ainsi que le sentiment d’exclusion que j’ai vécu pendant toutes ces années. Depuis, j’offre aux équipes qui éprouvent des difficultés de collaboration, un atelier sur l’exploration des différences individuelles. Cette formation vise à exploiter de manière complémentaire et positive les différences individuelles, et ce, afin d’accroître l’efficacité et la cohésion au sein d’une équipe.

Si on ne s’est jamais attardé aux différences, le réflexe souvent adopté sera celui de poser un regard critique sur les modes de fonctionnement des autres, sans chercher à les connaître véritablement. Dans mon premier ouvrage, Une équipe du tonnerre, il y a une citation qui traduit fidèlement le fond de ma pensée « ce que l’on ne comprend pas, on l’interprète et on le juge». Poser un regard critique sur l’autre ou le juger crée de la fermeture et nuit à la relation de coopération.

L’ouverture aux autres est un ingrédient important dans l’établissement de relations de collaboration riches et stimulantes. Quand on fait l’effort de comprendre les individus différents de nous, on peut être surpris par la richesse de ces nouvelles relations. Cependant, afin que l’ouverture se crée, il faut vraiment cultiver la CURIOSITÉ.

Trucs pour alimenter la CURIOSITÉ  

Vous éprouvez des difficultés à travailler avec un collaborateur qui est très différent de vous. Vous trouvez qu’il est désorganisé et cela vous énerve. Avant de le critiquer (intérieurement), voici ce que je vous propose comme exercice.

  1. Identifiez ce qui vous agace chez ce collaborateur. Quelle réaction son comportement ou son mode de fonctionnement génère-t-il chez vous?
  2. Concentrez-vous sur une qualité qu’il possède ou sur ce qu’il peut vous apporter. Par exemple, il est toujours souriant et rien ne semble le stresser dans la vie. Vous êtes du type angoissé, celui qui se fait du souci lorsque les choses n’évoluent pas comme prévu. Eh bien, vous venez de découvrir votre opposé, un «match» intéressant!
  3. Restez concentré sur les qualités de votre collaborateur et soyez attentif à ce que vous découvrirez. Est-ce une meilleure connaissance de vous à travers ce prisme différent? Une meilleure connaissance de vos réactions émotives ou de vos valeurs personnelles… ?
  4. Accordez du temps à ces précieuses réflexions et prenez-en note pour adapter ou moduler certaines de vos réactions. Vous serez étonné des apprentissages que vous ferez de ces expériences.

L’exercice suggéré est fort simple. Il nécessite qu’un peu de temps et d’effort de votre part. Il vous évitera de basculer dans le jugement critique des personnes différentes de vous. En jugeant, vous créez une distance et celle-ci agit comme un obstacle ou un frein à l’établissement de la collaboration.

S'ouvrir à l'autre est un geste de générosité Click To Tweet

S’ouvrir à l’autre est un geste de générosité. Plus vous cultiverez une attitude de curiosité et d’ouverture devant les personnes que vous côtoyez, plus vous acquerrez une souplesse et une agilité dans vos relations interpersonnelles. Puisque nous vivons à une époque où le changement est instantané, ces habiletés vous seront d’une grande utilité.

Bonne exploration!

© Ghislaine Labelle, M.Ps., CRHA, CSP (Certified Speaking Professional) et médiatrice accréditée)

Le premier C : Faire CONFIANCE

Les cinq C de la collaboration


Le premier C : Faire CONFIANCE

1er article d’une série de cinq 

Le premier « C » de la collaboration est la confiance. Cette dernière est à la base de toute relation. C’est un incontournable. Sans la confiance, la relation de collaboration ne pourra jamais se développer.

Pour les prochaines infolettres, j’ai envie de traiter des attitudes de collaboration entre collègues, celles que tout responsable d’équipe se doit de renforcer auprès des membres de son équipe de travail.

Contexte

Certaines personnes possèdent un capital de confiance positif alors que d’autres, à l’opposé, entretiennent un capital de confiance négatif. Prenons un exemple. Marie a fait l’objet d’expériences négatives au cours de sa vie. Elle s’est souvent fait avoir. Depuis, elle fait peu confiance aux autres et éprouve des difficultés à établir des liens durables et satisfaisants. Son style d’interaction est souvent teinté par le doute, la méfiance, parfois même la suspicion.

Le bagage de Marie ne lui permet pas de s’engager dans une relation ouverte donnant lieu à l’établissement de la confiance. Au travail, Marie aura tendance à faire équipe avec quelques collègues proches (une ou deux personnes), sans plus. Étant donné le peu d’interactions que Marie entretient avec le reste de ses collègues de travail, le capital de confiance de l’équipe en est diminué.

Gagner la confiance avec un type de personne comme Marie exige des efforts et un brin d’énergie. Plus il y a d’individus méfiants au sein de votre équipe de travail, plus votre climat s’alourdit. Travailler dans une atmosphère de méfiance mine définitivement le potentiel de collaboration.

Cherchez à comprendre l’autre plutôt que de vouloir être compris. Click To Tweet

 Trucs pour nourrir la confiance

Voici un truc infaillible. Vous vous heurtez à un collègue qui ne semble pas ouvert à tisser des liens et à collaborer avec vous ou entendre votre point de vue. Adoptez l’attitude suivante: cherchez à comprendre l’autre plutôt que de vouloir être compris. Dans les faits, lorsqu’on écoute l’autre, c’est une façon de lui dire qu’il est important pour nous. Cette approche provoque de l’ouverture et permet d’accroître votre capital de confiance. Plus vous adopterez cette attitude dans vos relations, plus vous améliorerez vos communications et vos collaborations.

Écouter plus que de parler est un exercice fort intéressant à mettre en pratique. Testez-le et observez l’impact que ce changement apporte dans vos relations.

Bonne écoute!

© Ghislaine Labelle, M.Ps., CRHA, CSP (Certified Speaking Professional) et médiatrice accréditée)