Vivre simplement et autrement…

Devinez quelle est la Zone bleue que j’ai visitée cet été ? Je suis allée dans la péninsule du Nicoya, au Costa Rica, pour une retraite de yoga et une semaine de plongée. Magnifiques vacances qui malheureusement sont déjà terminées.

Le Costa Rica est une très belle destination, je m’y suis sentie à l’aise et bienvenue. La végétation, même en saison hivernale, est magnifique et luxuriante. Les Costaricains sont extrêmement gentils et incarnent bien leur maxime : « Pura Vida ». J’ai adopté leur rythme de vie et j’ai pu, à maintes occasions, me reposer, faire le vide, réfléchir, observer, vivre simplement et autrement. Pas de course effrénée à tenter de tout visiter. Simplement vivre le moment présent et être bien avec moi-même. C’est déjà tout un projet! Accueillir ce qui se présente à moi dans une attitude d’ouverture et de légèreté. Quoiqu’un peu déstabilisant, l’effort en vaut la chandelle, car j’ai fait des rencontres et des expériences inspirantes. Que dire de la rencontre avec la talentueuse Catherine, future auteure avec qui j’ai partagé de belles promenades et de nombreuses discussions sur le sens de la vie, de l’amour, des relations professionnelles et amoureuses et bien d’autres sujets passionnants. Et de cette journaliste-photographe, Corinna, qui rédige des articles sur les sites de plongée peu ou pas connus.

Vivre simplement et autrement

La vie nous fait cadeau de magnifiques surprises lorsqu'on ne s'y attend le moins. Click To Tweet

Un des plaisirs les plus savoureux de la vie est de prendre conscience que la vie nous fait cadeau de magnifiques surprises lorsqu’on ne s’y attend le moins.

Je pars en excursion avec un groupe de plongée vers une île où se trouvent des requins-taureaux. Nous devons faire deux heures de bateau pour nous rendre à un parc national. Nous sommes huit plongeurs. Durant la plongée, nous avons rencontré des espèces communes: murènes, pieuvres, tortues, raies et quelques poissons tropicaux. Au bout de 50 minutes, l’instructeur nous indique qu’il faut amorcer notre ascension. En remontant vers la surface, un peu déçue de n’avoir vu aucune nouveauté, je me suis fait la réflexion suivante : reste à l’affût, on ne sait jamais ce qui peut se présenter tant qu’on n’est pas sorti de l’eau. Je porte un regard au fond pour y imprimer le souvenir de l’océan, vaste et profond, et là, j’aperçois une étrange scène à une dizaine de mètres. C’est comme un immense tapis de mouchoirs blancs qui virevoltent et flottent plus bas. La visibilité n’est pas très bonne. Je fais signe aux plongeurs à mes côtés de regarder vers le bas. Et bien, croyez-le ou non, c’était une flopée de raies qui se déplaçaient allègrement en valsant sur les courants des bas fonds. Il devait y en avoir plus de 300! Du jamais vu! Nous étions tous époustouflés par la beauté de ce spectacle aussi stupéfiant qu’imprévu. Et que dire du plaisir de partager ce moment unique avec les autres plongeurs !  Vous auriez dû voir les regards scintillants d’émerveillement.

Sur le chemin du retour, j’ai réfléchi à ce moment de bonheur simple, à combien la vie est belle et parfois déroutante. On croit à tort qu’en essayant de la contrôler, on obtiendra davantage. Alors qu’en réalité, c’est en accueillant ce qui est disponible dans le moment présent que se trouve le meilleur de la vie. Je partage avec vous un petit extrait vidéo qu’un des plongeurs a été en mesure de capter. Il n’est pas très clair et ne rend nullement justice à l’intensité de notre expérience. Il fallait être PRÉSENT, et ce, dans tous les sens du terme.

En accueillant ce qui est disponible dans le moment présent que se trouve le meilleur de la vie Click To Tweet

Tout récemment, je prenais connaissance d’une étude qui démontrait que 30% des gens n’arrivent pas à décrocher du travail lorsqu’ils sont en vacances. Quel dommage de ne pas pouvoir rompre avec les préoccupations quotidiennes ! Vous l’aurez deviné, ma recette à moi pour rester en bonne santé mentale est de décrocher 3 à 4 fois par année. Et le reste de l’année, je suis tout comme vous, je bosse comme une passionnée et vis ma vie à pleine vitesse.

La rentrée s’annonce pleine de beaux projets diversifiés. Je serai présente à plusieurs événements ici à Montréal et en région.  Au plaisir de vous y croiser.

Je souhaite à toutes et à tous une belle rentrée et un merveilleux automne.

© Ghislaine Labelle, M.Ps., CRHA, CSP (Certified Speaking Professional) et médiatrice accréditée)

Et si la peur vous empêchait de réussir…

Ce mois-ci, j’aimerais partager quelques-unes des réflexions soulevées lors de l’événement « Femmes et réussite » du 8 mars dernier auquel j’ai participé. Madame Rose-Marie Charest, psychologue, conférencière et communicatrice hors pair était l’organisatrice de cette journée et nous a partagé ses observations sur la réussite. Elle a aussi concocté un menu des plus intéressants, en invitant des conférencières et femmes d’affaires talentueuses et inspirantes. Une journée mémorable.

Réussir, est-ce important pour vous ? Si oui, sous quelles formes ? Accordez-vous une importance à votre réussite professionnelle, personnelle, familiale et financière ?  Réussir financièrement ce n’est pas réussir SA vie, selon Rose-Marie Charest. Il y a des gens riches qui sont malheureux et des gens pauvres qui respirent le bonheur. Plusieurs sont portés à croire que la réussite n'est pas accessible à tous, et pourtant elle l'est… Click To Tweet

Faire le choix de réussir, c'est possible! Click To Tweet

Jeune adolescente, le désir d’être libre de mes actions et de mes décisions me tenaillait. Quand mes 18 ans ont sonné, je me souviens avoir ressenti un immense sentiment de liberté et une envie folle de réussir les projets de vie que j’entamerais. Enfin, libre de faire MES propres choix. Après un baccalauréat en psychologie, je décide de me réorienter en dessin de mode. Je fais des études et travaille dans l’industrie. Huit années plus tard, je désire revenir à la psychologie et je termine ma maîtrise à 30 ans. Suite à une incursion de quelques années en enseignement, je nourris le rêve de fonder mon cabinet-conseil et de partir mon business. Bien que mon projet soit stimulant, quelque chose me retient de passer à l’action. Pendant des semaines, j’ai fixé le formulaire de demande d’incorporation hésitant à le remplir. Quel est l’obstacle ? Qu’est-ce qui bloque ? Est-ce la peur de ne pas pouvoir subvenir à mes besoins financiers, de ne pas avoir de clients ? Est-ce la crainte de faire une erreur de parcours ? Il est vrai qu’à l’époque, les travailleurs autonomes étaient plutôt rares.

Après avoir envisagé et analysé toutes les peurs possibles reliées à l’échec, aucune réponse ne semblait correspondre à mes questionnements. Puis, au moment le plus inattendu, une explication surgit de plein fouet. Ma plus grande peur était de RÉUSSIR. Eh oui, si je réussissais professionnellement, ce serait un désaveu de mes valeurs familiales. Mes parents m’avaient prédit un avenir prometteur, le même pour mes frères et sœurs : je devais me trouver un mari, avoir des enfants et les élever. De surcroît, si je possédais une maison, c’était la réussite totale! Vous imaginez ! Moi qui rêvais de réalisations professionnelles, de satisfaire mes besoins fondamentaux d’autonomie et d’indépendance.

Les ingrédients de la réussite

Si la réussite revêt une signification propre à chacun et à chacune, peut-on conclure qu’il y a quand même des ingrédients communs au succès ? C’est un peu la question à laquelle les invitées du 8 mars ont tenté de répondre. Voici en bref quelques idées partagées lors de cette journée.

La réussite nécessiterait la confiance en soi, l’estime de soi, la capacité à s’affirmer et à prendre sa place ainsi que la capacité à s’autoréguler. Réussir c’est aussi savoir s’entourer des bonnes personnes, entretenir des relations harmonieuses et satisfaisantes, s’entourer d’une équipe de travail qui vous aidera à vous propulser vers l’avant. C’est avoir un rêve, une mission. C’est aussi s’ouvrir aux autres et adopter une attitude d’inclusion, utiliser les forces de communication de chacun pour générer un plus grand bien-être autour de soi.

En quelques mots et en toute humilité, je vous donne ma petite recette toute simple composée de huit ingrédients. Je souhaite vous inspirer à créer la vôtre.

  1. Des rêves et des passions
  2. Une bonne dose de motivation
  3. Un soupçon de curiosité
  4. Une sensibilité aux autres, au contexte dans lequel on évolue
  5. Une bonne gestion de ses peurs et de ses émotions
  6. Une capacité à faire des choix éclairés
  7. Un équilibre entre réflexion et action
  8. Et le huitième, le plus important: la croyance que vous pouvez réussir, vous aussi!!!

La réussite c’est, selon moi, tout ce qui précède et bien plus encore. Êtes-vous prêt à apprivoiser vos démons, à explorer de nouveaux chemins, à faire de nouvelles découvertes ? Êtes-vous satisfait du parcours que vous avez choisi ? Avez-vous le sentiment d’être heureux ?

Du plus profond de moi, je vous souhaite de vous aventurer sur la voie dictée par l’énergie de votre cœur.

© Ghislaine Labelle, M.Ps., CRHA, CSP (Certified Speaking Professional) et médiatrice accréditée)

S’ouvrir aux autres et aux différences

L’automne dernier, j’ai vécu une expérience qui m’a profondément bouleversée. Il m’a fallu plusieurs semaines à me remettre d’un incident imprévisible survenu dans un commerce près de chez moi. J’ai été agressée verbalement et physiquement par un homme anxieux, stressé et probablement un peu déséquilibré… Les policiers sont intervenus. Victime de voie de fait, le policier m’informe que je peux porter plainte au criminel. Après quelques semaines de réflexion, et considérant, après coup, le peu de risque que cet individu représente, j’ai décidé d’agir autrement et de tourner la page.

Puis l’année 2017 débute sur un drame inqualifiable. Le triste attentat de Québec qui a fait six morts et cinq blessés dans une mosquée a fait rejaillir le doute dans mon esprit. Certaine que le Québec ne connaîtrait pas d’actes de violence comme ceux commis aux États-Unis ou ailleurs dans le monde, j’ai d’abord été accablée, à nouveau, par cette violence gratuite, puis choquée.

Comment explique-t-on ce phénomène de violence grandissant ? Serait-il alimenté par la peur des différences ? Par un manque d’information et d’éducation ? Est-ce que les médias font involontairement la promotion de la violence en nous relatant de telles tragédies ?

Si on redoublait d’efforts à apprécier nos proches, nos collègues, nos voisins, les gens que l’on côtoie, Si on dépensait plus d'énergie à parler d'inclusion plutôt que d'exclusion, aurions-nous un monde… Click To Tweet Si les médias couvraient davantage les initiatives en ce sens, aurions-nous la possibilité d’influencer différemment la face du monde ? Je crois que oui.

Février est le mois de l’amour. Pourquoi ne profiterions-nous pas de cette période de l’année pour témoigner notre affection à tous ceux qui nous entourent. Voilà, je plonge à l’instant.

Je vous aime parce que vous m’acceptez comme je suis; Je vous aime parce que je ne me sens pas jugée; Je vous aime parce que vous acceptez d’être influencé par autrui; Je vous aime parce que vous me témoignez votre confiance; Je vous aime parce que vous êtes fidèles à mon bulletin mensuel; Je vous aime parce que vous osez partager vos inquiétudes, vos soucis, vos préoccupations avec moi; Je vous aime parce qu’au fond de vous, vous souhaitez, tout comme moi, un univers de paix.

Il est plus facile d'aimer que de haïr Click To Tweet

Avoir peur et vouloir se protéger sont des réactions légitimes face à la violence. J’avoue que dans l’intensité de mes émotions, j’ai désiré que mon agresseur soit puni. La colère est une bien mauvaise conseillère. Après quelques semaines de réflexion, j’ai décidé de pardonner, d’aimer et surtout de faire la paix avec moi-même suite à ce fâcheux incident. Car il est plus facile d’aimer que de haïr. L’énergie de la haine et du mépris est négative alors que celle de l’amour et du pardon est positive.

Je vous invite donc, en ce mois de février, « mois  de l’amour », à amorcer une réflexion sur comment faire la paix dans vos relations personnelles et professionnelles. Si vous faites l’expérience actuellement d’une relation tendue, conflictuelle ou toxique, vous pouvez aussi vous inspirer de la méthode de pardon Ho’oponopono. Elle m’a été utile et l’est chaque fois que je n’arrive pas à saisir la motivation de mon interlocuteur quant à ses propos et ses gestes. Je la trouve utile pour m’aider à gérer l’inconfort, l’antipathie, l’impatience, la déception, la colère ou autres sentiments suscités par ma difficulté à comprendre l’autre, à l’accepter dans sa différence.

Voici, en bref, quatre énoncés à se répéter, chaque fois que l’on en ressent le besoin. On peut même les répéter incessamment comme un mantra : « Je t’aime, je suis désolé, pardonne-moi, merci. »

Se répéter à soi-même ces phrases permet de nettoyer son âme. Pour citer l’auteur de la méthode Ho’oponopono, le Dr Ihaleakala Hew Len, celui qui a réussi à convertir plusieurs criminels en bons citoyens et à changer le climat de violence du pénitencier : «Mon travail sur terre est d’éveiller les gens qui pourraient s’être endormis. La seule manière de les éveiller est d’agir sur moi-même. » Selon l’auteur de cette philosophie, le problème n’est pas la réalité à l’extérieur de soi. Le problème serait à l’intérieur; et pour changer cette réalité, on devrait se changer soi-même.

Ho’oponopono!

Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ho%CA%BBoponopono

© Ghislaine Labelle, M.Ps., CRHA, CSP (Certified Speaking Professional) et médiatrice accréditée)