Conversations délicates : pour faire face aux relations difficiles au travail

L’importance accordée à la relation de collaboration

1er article d’une série de cinq 

Récemment, j’ai présenté au Congrès de l’Ordre des CRHA une conférence sur le sujet cité en titre. J’ai été grandement étonnée par le nombre de personnes cherchant de nouveaux outils en vue d’améliorer leur relation auprès de leurs collaborateurs. Étant donné que le sujet ne laisse personne indifférent, j’ai choisi de traiter cette question en profondeur et d’en faire une série d’articles succincts et pratiques.

Dans les prochains articles, vous découvrirez :

  • les six règles essentielles à adopter pour susciter la collaboration chez votre interlocuteur;
  • les sept étapes de préparation pour réussir un entretien délicat et diminuer le stress et l’anxiété qu’accompagne ce type de rencontre;
  • les quatre motivations possibles qui expliqueraient l’intention de vos collaborateurs et leurs comportements;
  • les six C de la collaboration à maîtriser pour maintenir des relations de collaboration constructives.

Problème

Vous êtes-vous déjà fait du tourment, au point d’accumuler des nuits d’insomnie parce que vous hésitez à aborder la personne avec laquelle vous avez vécu un malentendu où vous ne vous êtes pas senti respecté lors d’un entretien ? Vous aimeriez clarifier le sujet, mais vous êtes stressé et anxieux à l’idée que la conversation tourne mal et qu’elle nuise à votre relation future ? Tout ceci est bien normal.

La majorité d’entre nous avons tous fait l’expérience d’une collaboration difficile avec un collègue, un patron, un fournisseur ou un client. Lorsqu’un échange nous laisse un goût amer et mine notre énergie, on se demande comment on aurait pu réagir pour nous éviter ce type d’expérience.

Deux options

Être tiraillé par l’une ou l’autre des options suivantes est chose courante lorsque nous faisons l’expérience d’un échange déroutant. La première est celle de ne rien dire parce qu’on craint d’aggraver la situation. Dans ce contexte, la FUITE vous condamne à vivre des sentiments négatifs, à accumuler les non-dits, la frustration, voire la colère. Il est alors possible qu’au bout d’un certain temps, l’impression d’être abusé vienne vous envahir.

La deuxième option est de faire savoir à votre collègue l’insatisfaction qui vous habite. La difficulté, ici, réside dans le fait que la majorité de ces entretiens sont menés de manière impulsive, avec une intention implicite de démontrer à son interlocuteur qu’il a fait une erreur ou qu’il est en faute. En voulant faire reconnaître à l’autre ses torts, il est fort à parier que votre interlocuteur se braquera et vous vous enliserez alors dans une dynamique de CONFRONTATION.

Comment réussir des conversations délicates tout en préservant le lien de collaboration nécessaire et accroître, du même coup, votre influence?

Lors de mandats qui m’ont été confiés, j’ai effectué des milliers de rencontres de la sorte auprès d’employés qui gênaient la collaboration ou nuisaient au climat de travail. Dans la majorité des cas, je suis en mesure de vous dire qu’on s’y était pris de la mauvaise façon pour les sensibiliser à leur impact négatif. Voulant corriger la situation rapidement, les actions posées par les gestionnaires ou les professionnels en ressources humaines ont parfois participé à détériorer le lien de confiance avec ce collègue de travail. Que s’est-il produit ? En exerçant une pression indue à vouloir changer l’autre ou à le faire admettre qu’il a un impact négatif, vous susciterez davantage de réactions défensives que d’ouverture.

En exerçant une pression indue à vouloir changer l'autre ou à le faire admettre qu’il a un impact négatif,… Click To Tweet

Comment agir efficacement sans créer d’autres effets indésirables ?  Une première partie de la réponse réside dans l’adoption des règles essentielles suivantes qui vous seront explicitées prochainement. Je vous les présente brièvement.

  • Règle no 1 : Proactivité
  • Règle no 2 : Observation
  • Règle no 3 : Responsabilisation
  • Règle no 4 : Posture de collaboration
  • Règle no 5 : Intervention appropriée
  • Règle no 6 : Courage

J’espère avoir suscité votre intérêt à poursuivre cette importante réflexion avec moi. Ne ratez pas les prochaines infolettres si vous désirez apprendre à conduire des conversations délicates pour rétablir une relation positive avec un collaborateur et obtenir ainsi sa coopération dans le futur !

  • Dates de la prochaine cohorte du programme Agir comme médiateur sont: 1, 2, 15, 16 novembre prochains. Il nous reste quelques places. Ne tardez pas et bénéficiez du rabais de 250$ accordé d’ici le 13 octobre. Pour vous inscrire, cliquez sur le lien.

© Ghislaine Labelle, M.Ps., CRHA, CSP (Certified Speaking Professional) et médiatrice accréditée)

Nouvelles dates à l’automne du programme AGIR comme médiateur ©

Acquérir des habiletés de médiateur en vue de désamorcer, de prévenir et de régler les petits et les gros conflits constitue une excellente option pour favoriser le respect, l’harmonie et la collaboration dans votre milieu de travail.  Venez apprendre à dénouer les impasses relationnelles et les plaintes en harcèlement psychologique et par le fait même diminuer les coûts engendrés par des climats malsains.  

Le programme AGIR comme médiateur mise sur le développement des compétences afin que les participants puissent agir immédiatement sur les situations tendues et conflictuelles dans leur milieu de travail.

Inscrivez les dates de la prochaine cohorte à votre agenda

Dates :   1er, 2, 15 et 16 novembre 2017

Lieu:       Montréal

Faites-nous parvenir à l’avance votre formulaire d’inscription afin de réserver votre place et de bénéficier du rabais de 250$ pour inscription hâtive : avant 13 octobre 2017

Communiquez avec nous pour plus d’informations (514) 990-2264 ou cliquez sur le lien pour vous inscrire.

Et si la peur vous empêchait de réussir…

Ce mois-ci, j’aimerais partager quelques-unes des réflexions soulevées lors de l’événement « Femmes et réussite » du 8 mars dernier auquel j’ai participé. Madame Rose-Marie Charest, psychologue, conférencière et communicatrice hors pair était l’organisatrice de cette journée et nous a partagé ses observations sur la réussite. Elle a aussi concocté un menu des plus intéressants, en invitant des conférencières et femmes d’affaires talentueuses et inspirantes. Une journée mémorable.

Réussir, est-ce important pour vous ? Si oui, sous quelles formes ? Accordez-vous une importance à votre réussite professionnelle, personnelle, familiale et financière ?  Réussir financièrement ce n’est pas réussir SA vie, selon Rose-Marie Charest. Il y a des gens riches qui sont malheureux et des gens pauvres qui respirent le bonheur. Plusieurs sont portés à croire que la réussite n'est pas accessible à tous, et pourtant elle l'est… Click To Tweet

Faire le choix de réussir, c'est possible! Click To Tweet

Jeune adolescente, le désir d’être libre de mes actions et de mes décisions me tenaillait. Quand mes 18 ans ont sonné, je me souviens avoir ressenti un immense sentiment de liberté et une envie folle de réussir les projets de vie que j’entamerais. Enfin, libre de faire MES propres choix. Après un baccalauréat en psychologie, je décide de me réorienter en dessin de mode. Je fais des études et travaille dans l’industrie. Huit années plus tard, je désire revenir à la psychologie et je termine ma maîtrise à 30 ans. Suite à une incursion de quelques années en enseignement, je nourris le rêve de fonder mon cabinet-conseil et de partir mon business. Bien que mon projet soit stimulant, quelque chose me retient de passer à l’action. Pendant des semaines, j’ai fixé le formulaire de demande d’incorporation hésitant à le remplir. Quel est l’obstacle ? Qu’est-ce qui bloque ? Est-ce la peur de ne pas pouvoir subvenir à mes besoins financiers, de ne pas avoir de clients ? Est-ce la crainte de faire une erreur de parcours ? Il est vrai qu’à l’époque, les travailleurs autonomes étaient plutôt rares.

Après avoir envisagé et analysé toutes les peurs possibles reliées à l’échec, aucune réponse ne semblait correspondre à mes questionnements. Puis, au moment le plus inattendu, une explication surgit de plein fouet. Ma plus grande peur était de RÉUSSIR. Eh oui, si je réussissais professionnellement, ce serait un désaveu de mes valeurs familiales. Mes parents m’avaient prédit un avenir prometteur, le même pour mes frères et sœurs : je devais me trouver un mari, avoir des enfants et les élever. De surcroît, si je possédais une maison, c’était la réussite totale! Vous imaginez ! Moi qui rêvais de réalisations professionnelles, de satisfaire mes besoins fondamentaux d’autonomie et d’indépendance.

Les ingrédients de la réussite

Si la réussite revêt une signification propre à chacun et à chacune, peut-on conclure qu’il y a quand même des ingrédients communs au succès ? C’est un peu la question à laquelle les invitées du 8 mars ont tenté de répondre. Voici en bref quelques idées partagées lors de cette journée.

La réussite nécessiterait la confiance en soi, l’estime de soi, la capacité à s’affirmer et à prendre sa place ainsi que la capacité à s’autoréguler. Réussir c’est aussi savoir s’entourer des bonnes personnes, entretenir des relations harmonieuses et satisfaisantes, s’entourer d’une équipe de travail qui vous aidera à vous propulser vers l’avant. C’est avoir un rêve, une mission. C’est aussi s’ouvrir aux autres et adopter une attitude d’inclusion, utiliser les forces de communication de chacun pour générer un plus grand bien-être autour de soi.

En quelques mots et en toute humilité, je vous donne ma petite recette toute simple composée de huit ingrédients. Je souhaite vous inspirer à créer la vôtre.

  1. Des rêves et des passions
  2. Une bonne dose de motivation
  3. Un soupçon de curiosité
  4. Une sensibilité aux autres, au contexte dans lequel on évolue
  5. Une bonne gestion de ses peurs et de ses émotions
  6. Une capacité à faire des choix éclairés
  7. Un équilibre entre réflexion et action
  8. Et le huitième, le plus important: la croyance que vous pouvez réussir, vous aussi!!!

La réussite c’est, selon moi, tout ce qui précède et bien plus encore. Êtes-vous prêt à apprivoiser vos démons, à explorer de nouveaux chemins, à faire de nouvelles découvertes ? Êtes-vous satisfait du parcours que vous avez choisi ? Avez-vous le sentiment d’être heureux ?

Du plus profond de moi, je vous souhaite de vous aventurer sur la voie dictée par l’énergie de votre cœur.

© Ghislaine Labelle, M.Ps., CRHA, CSP (Certified Speaking Professional) et médiatrice accréditée)