Les six règles essentielles pour réussir une conversation délicate

Conversations délicates : pour faire face aux relations difficiles au travail


Les six règles essentielles pour réussir une conversation délicate
2e article d’une série de cinq

Adopter les six règles essentielles pour nourrir le sentiment de collaboration auprès de vos collègues de travail nécessite une bonne discipline et de la pratique. Ne vous inquiétez pas, vous y arriverez. En appliquant ces règles, restez à l’affût des effets qu’elles engendrent. Observez, réajustez le tir, au besoin, et observez à nouveau. L’effort n’a pas besoin d’être considérable, tout se joue dans votre savoir-être. J’insiste sur le fait qu’il est très important d’intégrer ces règles à votre bagage de savoir-être pour accroître la qualité de vos relations.

Règle no 1: Proactivité
Intervenir dès les premiers malaises ou sources de malentendus vous permettra de ne pas accumuler de sentiments négatifs. La conversation sera d’autant plus facile à réussir. C’est connu, les émotions négatives participent à brouiller le message que l’on souhaite communiquer. Si vous n’êtes pas en contrôle de vos émotions, vous courez le risque que votre ego prenne les commandes. Vous ferez peut-être l’expérience d’une conversation qui dérape…

C'est connu, les émotions négatives participent à brouiller le message que l'on souhaite communiquer. Click To Tweet

Règle no 2 : Observation                                                                                                Si vous avez déjà accumulé des non-dits et des frustrations, vous constaterez que vous intervenez auprès de vos collaborateurs seulement lorsqu’il y a une difficulté ou que ça va mal. Pourquoi ai-je tant tardé à intervenir ? Qu’est-ce qui m’a empêché d’agir sur cette difficulté jusqu’à maintenant ? Quelles sont les craintes qui m’habitent ? Est-ce la peur d’être jugé, la peur du ridicule, la peur de déranger, la peur d’aggraver la situation ? Tant que vous ne saurez pas ce qui vous retient, vous ne serez pas en mesure de conduire ce type d’entretien avec cohérence.

Je dis souvent ceci: si vous intervenez auprès d’un collaborateur seulement lorsque les choses vont mal, vous ratez des occasions en or de surprendre ce partenaire de travail en train de poser des gestes positifs. Cela traduit un déséquilibre important. Il n’y a aucun être humain sur terre qui n’a que des défauts. C’est que sûrement vous n’avez pas appliqué la règle no 1 la proactivité.

Règle no 3 : Responsabilisation
On ne peut changer l’autre. On ne peut que changer ses propres attitudes qui provoqueront un changement chez l’autre.
Dans une telle perspective, je vous propose trois questions à considérer lesquelles vous aideront à prendre un certain recul afin de vous éviter un entretien lourd et laborieux.
• Quelle contribution ai-je pu avoir dans cette dynamique ou cette situation ?
• À quel moment ai-je participé à créer cette situation ?
• De quelle manière ai-je pu contribuer au malaise, malentendu, frustration… ?

Règle no 4 : Posture de collaboration
La POSTURE de collaboration est de loin la plus difficile à adopter si on est habitué à tenir des rencontres basées sur l’approche administrative ou disciplinaire. Plutôt que de chercher que l’autre reconnaisse ses torts, pourquoi ne pas opter pour la posture de celui ou celle qui veut apprendre de cette situation? Pourquoi ne pas en faire un entretien instructif, « A Learning Conversation » ?
• Que puis-je apprendre de ce contexte, de cette relation avec ce collaborateur ?
• Que puis-je apprendre de ma manière de communiquer et de réagir ?
• Que puis-je apprendre des procédures, des processus ou de la structure de fonctionnement de mon équipe qui a pu contribuer à cette difficulté ?
• Comment puis-je améliorer l’impact que je crée chez autrui ?
En adoptant une attitude de curiosité vous pourrez en apprendre davantage sur l’impact que vos paroles et gestes ont sur les autres et comment ces derniers contribuent à la dynamique relationnelle avec ce collaborateur.

Règle no 5 : Intervention appropriée
Lorsqu’on doit intervenir dans le cas de comportements inappropriés, observer ces derniers, accumuler des faits et des exemples, les consigner dans un dossier et donner des avis verbaux ou écrits est monnaie courante dans l’approche administrative. Êtes-vous bien certain qu’en agissant à ce niveau les comportements changeront ?
Il est fréquent que cette approche n’apporte pas les résultats escomptés, soit la modification des comportements indésirables. Alors, quelles sont les autres options ? Peut-être s’agit-il davantage d’une problématique faisant référence à des attitudes ou à des modes de fonctionnement qui nuisent à la performance ou au climat de travail ? Si c’est le cas, opter pour l’approche de collaboration vous permettra de générer les résultats souhaités.
Puisque la meilleure façon de favoriser un changement d’attitude chez votre interlocuteur est de changer la vôtre, c’est en empruntant cette voie que vous réussirez à déstabiliser les croyances de votre interlocuteur. Pour ce faire, l’utilisation de questions ouvertes est la voie idéale pour interroger, ébranler, libérer des croyances et des perceptions erronées lesquelles participent à la difficulté de collaboration. Une infolettre sera consacrée à l’art de poser des questions ouvertes pour susciter une prise de conscience chez l’autre.

Règle no 6 : Courage
Enfin, la règle incontournable liée à votre influence est celle du courage. Ça prend du courage et de la rigueur pour mener à bien ces conversations. Vous ne serez jamais totalement à l’aise à tenir ce type de rencontres, mais en vous préparant comme il se doit, vous diminuerez de manière considérable le stress et l’anxiété qu’elles génèrent. Avec la pratique, vous vous sentirez plus en contrôle et vous éprouverez plus de satisfaction au terme de ces rencontres.

En conclusion

Vous pouvez appliquer ces règles à l’ensemble de vos relations, même lorsque tout baigne ! Prenez le temps de remarquer les réactions de votre entourage. Vous gagnerez ainsi la réputation enviable d’un collaborateur dévoué et hautement apprécié.
Mettez ces règles en pratique et faites-nous part de vos commentaires. Allez, un, deux, trois go!

© Ghislaine Labelle, M.Ps., CRHA, CSP (Certified Speaking Professional) et médiatrice accréditée)

Ralentir pour vivre à plein le moment présent

Imaginez que la période estivale tire à sa fin. Qu’aimeriez-vous pouvoir dire à vos collègues de bureau à votre retour ? Que vos vacances ont été extraordinaires ? Que vous en avez profité pour faire le plein, faire des rencontres intéressantes et surtout, vous être occupé de votre personne, de votre santé et de votre capital énergétique.

La tentation est grande de remplir ses journées d’activités lorsque l’on dispose de temps libres. Que ce soit de s’entraîner pour maintenir la forme, lire pour acquérir de nouvelles connaissances, être à l’affût des nouveautés, se mettre à jour sur le fil de presse ou ranger la maison pour être plus organisé et plus efficace… Êtes-vous doué pour ne rien faire ou comme on dit en italien «  praticare il far niente » ?

J’ai commencé à apprivoiser cette pratique parce qu’à plusieurs reprises, il m’est arrivé de me retrouver avec les batteries complètement à plat lors de mes vacances.  Envahie par un sentiment de lassitude tellement grand, que je regrettais d’avoir dépassé mes limites.

Voici un exercice que je vous recommande de pratiquer, progressivement, les week-ends ou au moment de la période estivale à venir lors de vos moments libres.

  1. Consacrez une période importante à ne rien planifier à l’avance. RIEN du tout. Par exemple, si vous n’avez pas l’habitude de ne rien faire et surtout si vous êtes un hyperactif, considérez une journée à la fois.
  2. Durant cette période, ne prenez aucune décision. Votre cerveau doit être en mode « arrêt ». Ne décidez pas le matin de ce que vous mangerez le midi ou au repas du soir. Retardez cette décision au moment où la faim se fera sentir.  Et le cas échéant, dites-vous ceci: hum j’ai faim… quelle nourriture mon corps a-t-il besoin à l’instant présent ?  Et puis, optez idéalement pour des aliments sains.

L’expérience vous séduit-elle ? Vous est-il difficile de vous imaginer à ne rien faire et à ne pas vous lancer corps et âme dans la réalisation de divers projets? J’ai plus de facilités à vivre dans le moment présent depuis que je fais du yoga régulièrement. Je dois avouer humblement que c’est mon fidèle compagnon, Pablo, un golden retriever décédé il y a 4 ans, à l’âge de 13 ans et 10 mois qui m’a appris à ralentir.

 Les leçons de PABLO  

À un âge avancé, alors qu’il avait perdu du tonus musculaire et s’essoufflait rapidement Pablo m’a fait réaliser combien j’étais impatiente face à  la LENTEUR. Lors d’une promenade matinale, essoufflé à rattraper mon pas et éprouvant de la difficulté à le faire, Pablo s’arrête et me jette un regard inquiet et insistant qui semblait me dire : « mais après quoi coure-t-on?» Contrainte d’adopter son rythme, j’ai aussitôt réalisé l’absurdité de mon geste. Plutôt que de profiter de ce précieux moment en compagnie de mon meilleur ami et de humer le parfum des fleurs en pleine éclosion, j’ai réalisé que j’avais constamment l’esprit plongé dans ma longue liste de tâches à accomplir sans me soucier du moment présent.

À l’été 2011, je rends visite mon neveu à Québec. J’y viens assez souvent pour des motifs professionnels, mais jamais je n’ai le temps de profiter des merveilles de cette ville.  Alors cette fois-ci, je me promets de faire de belles balades sur le bord du fleuve et de flâner sans motifs dans les rues du vieux Québec. Pablo et moi en profitons pleinement. L’air est frais et c’est plus facile pour lui. Dans le quartier St-Roch où habite mon neveu, nous avons eu le plaisir de faire des rencontres inattendues qui m’ont touchée droit au cœur.

Je suis stupéfiée par les gentils témoignages de deux promeneurs. – Quel âge a votre chien? – 12 ½ ans, bientôt 13. – Il est magnifique. Il a l’air gentil. – Merci, en effet il l’est. – Ça paraît qu’il a reçu beaucoup d’amour. Vous êtes chanceuse d’avoir un si merveilleux compagnon. – Il en a donné beaucoup aussi. Il a fait du bénévolat pendant 4 années à Zoothérapie Québec.

Un autre homme se trouve tout près, et vient vers nous.

– Je ne sais pas pourquoi, je dois vous dire ceci madame. J’ai les yeux pleins de larmes, je ne peux retenir mon émotion. Votre chien vivra encore deux belles années. – Merci c’est ce que je nous souhaite. Il a tellement de choses à m’apprendre encore. Ça vous ennuierait de veiller sur lui pour quelques minutes. Vous semblez adorer les chiens. J’allais justement m’acheter un café à la Brûlerie?

Café en main, je sors de la Brûlerie et je me réjouis de voir Pablo installé confortablement aux pieds de ce parfait inconnu, témoignant ainsi une grande confiance à son égard. L’homme arbore un large sourire et Pablo a manifestement l’air enthousiaste de s’être fait un nouvel ami. Quel beau moment de gratitude!

Vivre au moment présent devrait être enseigné à l’école primaire. On pourrait tirer avantage d’une vie plus équilibrée et plus sereine très tôt, surtout de nos jours avec le rythme effréné dans lequel on vit. Les changements rapides de nos organisations, les exigences familiales et personnelles, la pression à performer nous incitent à adopter un mode de vie stressant qui nous éloigne du moment présent. On oublie que RALENTIR est essentiel à l’équilibre et au bien-être psychologique. Sans d’importantes parenthèses pour décrocher, notre esprit et notre corps se retrouvent constamment en mode alerte, sans avoir la possibilité de recharger leur batterie. C’est à la fois épuisant et vidant.

Alors que j’ai passé le cap des 50 ans, je me dis qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre et intégrer cette façon de vivre à ma réalité. J'ai réalisé qu'en cessant de courir, la vie nous apporte ce dont on a le plus besoin. Click To Tweet C’est une sensation extraordinaire que de se sentir plein d’énergie !

Et vous, quelles prises de conscience faites-vous de vos moments de ressourcement ? Que comptez-vous faire cet été pour prendre soin de vous ? Comment comptez-vous intégrer des moments de qualité dans votre vie de manière continue ? Cela vaut certainement la peine de vous arrêter quelques instants pour y réfléchir et saisir ainsi, l’ivresse du moment présent.

PS: Je travaille actuellement sur un nouveau projet de rédaction. Je serai donc moins régulière sur l’envoi de mes prochaines infolettres. 

Carpe Diem!

©Tous droits réservés Ghislaine Labelle

Prolongation de 2 semaines du rabais de 250$

Éditeur de texte enrichi, editor1

Miser sur la prévention en formant des facilitateurs-médiateurs à l’interne pour régler les petits et gros conflits

Bonjour,

SVP, partagez cette offre à vos collègues, partenaires RH, délégués syndicaux ainsi que vos gestionnaires.

Vous souhaitez créer des environnements de travail où règnent le respect, l’harmonie et la collaboration ? Vous voulez apprendre à mieux gérer les conflits, réduire le nombre de plaintes ou de griefs ainsi que diminuer les coûts qu’engendrent des climats ou des individus toxiques  ? La solution: former des experts facilitateurs à l’interne qui pourront désamorcer les situations potentielles de conflit et mettre en place des modes de travail collaboratifs.

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Lieu: Centre sud Montréal

Communiquez avec nous pour plus d’informations (514) 990-2264 ou cliquez sur le lien pour vous inscrire.